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jlachantehj

Jeudi 18 août 2005

Trente trois ans que je suis fan d'Hallyday. Trente trois ans que suis ses concerts, ses disques, ses films.

A force de chanter par coeur toutes ses chansons ma voix a pris les intonnations de l'idole. Depuis cinq, six ans je fréquente souvent les karaoké et j'obtiens régulièrement un beau succés. L'idée m'ai donc venue de chanter en public pour la fète de la musique de mon village.

J'ai déjà une petite expèrience de la scène j'ai fais six ans de théatre comme auteur et comédien amateur. Il n'était pas rare de jouer devant 200 personnes ou plus. Mais comme dit Johnny chanter n'est pas jouer. Dés le mois de décembre 2004 la représentante de la culture de la mairie de mon village accepte mon projet grace à une maquette que j'ai réaliser et à l'appuis de mes anciennes relations théatrales.

Je commence les répétitions. Mon neveu proffesseur de musique diplomé me coatche. Nous arrétons ensemble le programe des chansons que je vais interpréter. Il y en aura vingt trois, soit une heure et demi de spectacle non stop. Sur chacune d'elle nous réglons une chorégraphie ou une pause bien précise. Une amie s'occupe de la tenue de scène (en fait de scène je vais chanter sur le trotoir). Je serai tout en noir et la chemise sera une réplique de celle que Jojo avait au palais des sports 76.

Les jours passent et le "show" prend tournure. A quelques dix jour du jour "J", je fais une avant première chez moi dans mon salon devant un public trié pour être un critique objectif. Quelque détail sont à revoir mais dans l'ensemble tout le monde trouve cela trés bien.

Enfin le grand jour arrive. La journée est longue jusqu'à 19 h 30 heure à l'aquelle nous pouvons avec Pascal un copain, installer la sono que j'ai loué pour l'occasion. Là je réalise dans quelle folie je me suis lancé. Nous faisons une balance pour régler le son et la voix et je par me changer dans les loges de la salle des fètes. Un orchestre brésilien doit jouer a quelque mètre de moi. Il ont l'air de vrai pro et trés sur d'eux au point qu'il me snobe. Une fois en tenue de "scène-trottoir", je me sens un peu mieux. J'ai encore un peu le trac, mais je le contrôle.

Vingt et une heure pile Pascal envoi le playback et les première note de "Marie" jaillissent des puissants haut parleurs. Au départ mon public est surtout fais d'amis et de la famille, mais trés vite le rond point devant lequel je chante se peuple peut à peu. L'orchestre brésilien je le vois mais je ne l'enttends pas. Je peut dire sans fausse modestie que leur spectacle à tourné court, j'ai fais le vide autour d'eux.

Le rève deviens réalité, j'enchaine les chansons sans problème, sur les première mesure de "je te promet" le public applaudi et me donne des frissons. Ma voix ne me lache pas et je suis au paradis. A la fin d"allumer le feu" je suis totalement en nage mais mon show est fini et j'ai tenu le choc. On me félicite, me demande des autographes... Pour fier que cela puisse paraître je plane complètement.

Voilà je voulais raconter ce qui pour moi fut un moment magique. Le succé de cette soirée me fais envisager de recommencer, ou quand je ne le sais pas encore mais j'en ai trés envie et quand j'ai envie de quelque chose.

Le plus fou, c'est que quatre jours plus tard j'allais vivre un autre grand moment, mais ça c'est une autre histoire.

 

Par J.L.A
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Vendredi 26 août 2005

Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans (x2), ne peuvent pas connaitre. En cet été 1972 j'ai

10 ans et demi (le demi c'est important quand on n'est un enfant) et à cette époque mon chanteur préféré s'appelle Joe Dassin. J'avais déjà eu l'ocasion de le voir à Aix sur la petite scène du cinéma Le Rex, grace à mes grandes soeurs qui m'y avait enmené. Je connaisais toutes ses chansons par coeur et son numéro de lassot m'avait imprésionné.

Mais en ce chaud mois de juillet j'allais recevoir un choc bien plus grand. Cela faisait quelques jours que mon père pestait contre la venue de ce "Johnny Hallyday", qui selon lui crié plus qu'il ne chanté et passer son temps de scène a se rouler dessus. Et puis la vague hippy battait son plein et la plupart des personnes de sa génération ne les portaient guère dans leur coeur.

Les critiques de mon père eveillèrent en moi une certaine curiositée. Avec les copains dans la rue on ne parlés aussi plus que de ça surtout lorsque l'on appris qu'il trimballait un cirque avec lui dans sa tournée.

Le jour J arriva. Tôt le matin nous nous étions renduent sur le site du Jas de Boufan, vaste terrain vague à l'époque pour voir le "Johnny Circus" se mettre en place. Les premiers camions avaient dus arriver pendant la nuit car le chapiteau était déjà presque en place. Mais se fut surtout le cirque et son énorme ménagerie qui attira le plus notre attention. Il s'agissait du cirque Bouglionne et moi qui n'avait encore jamais visité de zoo j'étais comblé. Des lions, des tigres, des éléphants pour moi c'était "la piste aux étoiles"*.

Mon copain Patrick se vantais de pouvoir nous faire rentrer pour le spectacle parce que son grand frère avait aidé à monter le chapiteau. Il en avait de bonnes lui, qu'il nous fassent entrer ok mais comment demander la permission à mon père d'aller voir quelqu'un qu'il haïssait tant. Tu n'auras qu'a dire que tu descend prendre le frais et c'est tout. Pour ceux qui ne sont pas de ma génération il faut que je vous explique : prendre le frais à l'époque c'était sortir aprés le repas du soir pour jouer généralement au foot à la lueur des lampadaires ou aux boules. La télé en ce temps là ne nous accaparait pas plus que cela.

Mentir à mon père ne fut pas pour moi une chose facile. Mais j'avais tellement envie de voir ça... Et puis je me dissais qu'avec le grand frère de Patrick pour nous protéger il ne pouvait rien nous arriver. Et puis surtout je savais que mes parents fatigués de leurs journée de travail seraient endormis quand je rentrerai. Comme ils l'étaient chaque soir bien avant vingt deux heures.

On nous fit éffectivement rentré, la seule consigne étais de rester bien sagement assis par terre dans l'aller centrale. Il y avait plusieurs chanteur et même un groupe (le célèbre groupe Ange) qui passèrent en première partie. Puis vint tard dans la soirée l'arrivée de l'idole. Je fut d'abord impréssionné par les cris et les hurlements qui acompagnèrent son entrée en scène, puis surtout je fut électrisé par sa présence, sa façon de tenir comme dans ses mains tout le chapiteau. Mon père lui reprochait de crier, mais moi ces cris me donaient les frissons. Bien sur plus personnes n'étais sagement assis depuis son apparition. A un moment il s'est assis en tailleur sur la scène puis je ne sais pourquoi il jeta ses chaussures en offrande à ses fans, et là je fut subjugué.

Je rentrai bien tard, ou tôt dans le matin si vous préfférais. Mes parents étaient comme prévu bien endormis et leur seul etonnement fut de me voir faire la grace matinée le lendemain. Moi il faut le dire j'avais eu bien du mal à dormir je venais de connaitre mon premier coup de foudre. J'avais juste la frustration de ne pouvoir pas raconter mon innoubliable soirée à tous le monde.

Pour l'histoire le Johnny Circus fut un goufre financier pour Hallyday, trop de materiel à déplacer obligeait à faire les concert dans des villes trop proches les unes des autres.

Mon père mourut en décembre de cette année la. Je regrète encore aujourd'hui de ne pas avoir eu le temps de lui raconter la véritée. 

 

 

Par J.L.A
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Mardi 30 août 2005

Comme je vous le laisser entendre à la fin de "franchir le pas", quatre jours aprés la fète de la musique j'allais de nouveau vivre un moment unique.

Ma femme aime beaucoup Noah. Moi j'aimais le joueur de tennis, le tennis d'une époque ou les joueurs avaient un énorme charisme Mac Enroe, Willanders, Lendl.... Pour ce qui est du chanteur j'aprécie surtout le punch qu'il dégage comme il l'avait démontré en première partie de la tournée des stades de Johnny Hallyday.

Aussi quand j'ai su que sa tournée passée par Arles j'ai fait la surprise à ma femme et réservé deux places.

J'aime bien les concerts à Arles, j'ai vu deux fois Johnny Hallyday, pour la tournée "Cadillac tour" et la tournée qui avait suivie le Parc 93. Les deux fois c'était aux arènes. Mais Noah lui c'est au théatre antique.

L'ambiance est à l'image du bonnhome : cool et trés décontractée. Il fait chaud et la soirée s'annonce bonne. Pour que ma femme profite bien du concert nous nous plaçons sur les gradins à droite de la scène. Le lieu est aussi beau que les arènes. Devant la scène pas de barrières de sécurités ni de sbires musclés et arrogants, vraiment décontracté je vous dit.

La première partie du concert Noah interprète la plupart des chansons de son dernier album. Son entousiasme est comunicatif et tout le public chante, danse, et se régale. Pourtant des problèmes électriques réduisent les éclairages, nous aurons même une panne générale sons et lumière sans que Noah ne perde son sang froid. En pleine obscuritée il fera "saga Africa" dans les gradins au milieu d'un public conquis.

La deuxième partie du concert est plus surprenante. Noah chante des chansons qui ne sont pas de son répertoire et demande même au public quel morceaux il souhaite. Tout le monde est aux anges une grande et rare complicitée se fait entre l'artiste et son auditoire. Le schow se prolonge maintenant depuis plus de deux heures. Noah comme s'il était soudain fatigué propose que quelqu'un vienne sur scène chanter et le remplacer un instant. A ce moment c'est vrai je suis à deux doigts de descendre des gradins pour prendre le micro. Mais c'est la soirée de ma femme alors... Dans les premiers rangs debout devant la scène un gars lève le bras et dit qu'il veut chanter. Aussitôt Noah le prie de le rejoindre : "je vais vous chanter une chanson de Johnny : Pardon". Je suis comme les musiciens surpris car se n'est pas le titre le plus courant de l'idole. Mais le pauvre guest star à présumé de son courage et le trac lui interdit toutes notes. Noah le chambre gentiments et mime Johnny. Cette fois je n'y tiens plus je descend vers les premiers rangs et j'apostrophe : "He Yannick je vais te le faire moi Johnny" Il me regarde ammusé et me dit "ok monte sur scène" Une fois à ses cotés il me dit en apparté "toute la musique que j'aime, ça ira ?" Pas de problème. Les musiciens attaque l'intro et c'est partis je me lache complètement. Noah et les musiciens sont sidérés il m'encourage à faire tout le morceau. Devant moi je vois les premiers rangs qui sautent et tape dans leurs mains. Je regarde partout pour me persuader que tout cela est bien réel. A la fin de la chanson une salve d'applaudissements et de cris méllés me donnent la chair de poule. Noah me prend dans ses bras me serre et me dit "bravo mec t'as des couilles". Je descend de la scène, les gens me tapent dans le dos et me disent "bravo Johnny".

A la fin du concert dans la rue des personnes m'interpellent encore et me font signe le pouce en l'air. Certain pensait même que je faisait en fait partie du spectacle. Quel compliment.

Le seul regret c'est de ne rien avoir en souvenir de cet instant sinon de l'avoir vécu. J'aurai bien aimé avoir une photo de ce moment unique. Alors si une personne lisait ses lignes et qu'elle en possèdait une merci de me le faire savoir.

De toute façon ce mois de juin fut vraiment fantastique.

 

Par J.L.A
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Jeudi 1 septembre 2005

                                        Commentaires extrait du site officiel de Yannick Noah

"Yann toujours bien installé pendant la balance ! le concert (de Arles), a duré, duré... Un homme monte sur scène pour chanter du ... Johnny ! Puis c'est le tour d'un percusionniste de venir boeufer sur un soul Makossa improvisé, aprés la "lilloise" on peut appeller ça "l'arlésienne" !

                                                                    Fin de citation.

 

Par J.L.A
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Mardi 6 septembre 2005

                  Ma religion dans son regard

 

On peut survivre encore,

S'il ne reste plus que l'amour, d'accord

On peut survivre encore, ensemble, ensemble

Et quand on vous écorche

Qu'on vous ote l'épaule qui vous supporte

On peut soufrir encore, longtemps, longtemps

C'est quand on n'y crois plus que le ciel

Vous entends et pardonne, le temps a ces vertues en somme.

Et j'ai trouvé la lumière, juste aux bouts de ces lèvres

J'ai du quitter la terre ferme, en fait

Et j'ai trouvé au moment ou j'n'avais plus d'espoir

Ma religion dans son regard.

Et on as beau se dire que se n'seras jamais pareil qu'avant,

A force de reconstruire l'enfant, on avance

Et apprendre à sourire essayer de nouveaux, faire confiance

Pour finalement s'ouvrir et saisir sa chance

C'est quand on n'y croit plus que le ciel

Vous entends et pardonne, le temps a ces vertues en somme.

Et j'ai trouvé la lumière juste aux bouts de ses lèvres

j'ai du quitter la terre ferme, en fait

Et j'ai trouvé au moment ou j'n'avais plus d'espoir

Ma religion dans son regard.

Pour survivre encore, survivre encore

On peut survivre ensembles, ensembles

Et j'ai trouvé la lumière juste aux bouts de ses lèvres

J'ai du quitter la terre ferme, en fait

Et j'ai trouvé au moment ou j'n'avais plus d'espoir

Ma religion dans son regard.

 

 

 

Par J.L.A
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